Et si les banques devenaient les tiers de confiance du numérique ?
Et si l’Open Banking n’était pas seulement une évolution technique, mais le point de départ d’un repositionnement stratégique des banques dans l’économie numérique ? À l’heure où la confiance devient un actif rare, les institutions financières disposent d’un avantage décisif, encore largement sous-exploité : leur capacité à certifier, sécuriser et orchestrer les données. Du Royaume-Uni au Brésil, de nouveaux usages émergent déjà, esquissant un rôle élargi de tiers de confiance. Reste à savoir si l’Europe saura activer ce levier ou laisser passer une opportunité structurante.
Open Finance : pendant que l’Europe débat, le Brésil exécute
Alors que la directive européenne DSP3 piétine, le Brésil a fait de son Open Finance un standard industriel, fort de plus de 100 millions de comptes connectés. Ce succès, dans la lignée de Pix, est piloté par la Banque Centrale, imposant une standardisation technique et centrant le système sur le client, propriétaire exclusif de sa donnée bancaire. Cette approche a dynamisé et rendu très concurrentiel un marché auparavant concentré, offrant une leçon stratégique sur l'exécution rapide de l'Open Banking.Tribune libre de Maria Carolina Bacellar, fondatrice du cabinet B3 Advisory et experte franco-brésilienne des paiements.
Les portefeuilles numériques signeront-ils la fin de la carte bancaire? Tribune libre de Maria Carolina Bacellar, fondatrice du cabinet B3 Advisory et experte franco-brésilienne des paiements.