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Chez Betclic Group, le paiement est une composante essentielle de l’expérience de jeu. Rattaché à l’organisation Produit, il ne se limite pas à l’encaissement : il participe directement à la fluidité du parcours, à la sécurité perçue par les joueurs et à la différenciation de la plateforme.

Dans le betting, le paiement présente aussi une spécificité forte par rapport au e-commerce classique : Betclic Group ne gère pas seulement des dépôts, mais aussi des retraits. L’expérience ne s’arrête donc pas au moment où le joueur alimente son compte. Elle se poursuit au moment où il récupère ses gains, un moment souvent plus sensible encore dans la relation de confiance avec la plateforme.

Ce qui compte aujourd’hui pour un joueur tient en trois mots : rapidité, simplicité et confiance. Déposer des fonds ou récupérer ses gains doit être aussi fluide que le reste de l’expérience de jeu. L’objectif, chez Betclic Group, est de rendre le paiement quasiment invisible car le joueur ne doit même pas avoir conscience de sa complexité.

Le paiement, pour le joueur, doit être transparent. Nous ne sommes pas la partie pour laquelle il vient sur l’application. Mais on doit montrer la sécurité à travers une exigence d’être 100 % up, 100 % fiable”, explique Emilie Charlier, directrice paiement de Betclic Group.

Le paiement comme partie intégrante du produit

Emilie Charlier arrive chez Betclic Group après plusieurs années à La Française des Jeux. Elle rejoint l’entreprise à Bordeaux au moment où le paiement commence à être considéré comme une véritable fonction produit.

J’étais la première recrue produit sur le paiement, quand il y a eu ce changement de paradigme : considérer le paiement comme une partie du produit et un vrai facteur différenciant de l’activité”, raconte-t-elle.

Depuis, la fonction s’est structurée. L’équipe paiement est aujourd’hui organisée autour de deux grandes squads produit. La première, Core Banking, gère le cœur du système : wallet joueur, débits, crédits, réconciliation financière, moyens de paiement bancaires, cartes, Apple Pay, Google Pay et virements instantanés. La seconde est dédiée aux moyens de paiement alternatifs et à l’adaptation locale des parcours, notamment sur les marchés internationaux où Betclic Group est présent.

Cette organisation reflète une conviction : dans le paiement, la performance ne peut pas être uniquement technique. Elle est aussi produit, business, risque, conformité et expérience utilisateur.

L’équipe gère à la fois les partenaires, les prospects, les négociations, les flux, la trésorerie, les SLA, les contrôles opérationnels”, détaille Emilie Charlier.

Betclic Group internalise également une partie importante de l’orchestration de ses flux. L’entreprise travaille avec de nombreux partenaires, mais garde la maîtrise de son architecture.

On est quelque part notre propre orchestrateur. On fait tout nous-mêmes. On travaille avec beaucoup de partenaires sur l’ensemble de nos marchés et nos flux principaux sont redondés”, précise Emilie Charlier.

Le retrait instantané des gains, un tournant pour le marché

L’un des marqueurs les plus visibles de cette stratégie est le virement instantané côté retrait des gains. Betclic Group a été parmi les premiers opérateurs à le proposer au Portugal et le premier en France, selon Emilie Charlier.

Ce lancement répondait à une friction forte dans l’expérience joueur : le délai entre le moment où un gain est acquis et celui où l’argent revient effectivement sur le compte bancaire. Le virement instantané est donc une évolution majeure de l’expérience joueur, parce qu’il renforce le sentiment de maîtrise : le joueur sait qu’il peut récupérer son argent rapidement, sans attendre plusieurs jours.

Dans le sport, l’instantanéité s’est déjà imposée côté pari. Un joueur peut parier sur une première mi-temps et être payé à la mi-temps si son pari est gagnant. Pour Betclic Group, il devenait donc nécessaire d’aligner toute la chaîne, jusqu’au retrait des gains.

Aujourd’hui, côté sport, les équipes font tout pour payer les paris le plus vite possible. Nous, on se doit derrière d’avoir la même instantanéité, parce que c’est l’ensemble de la boucle”, explique Emilie Charlier.

L’impact a été structurant. Au moment du lancement, Betclic Group a mené des études auprès de ses joueurs. La possibilité de récupérer ses gains à tout instant était perçue comme un facteur différenciant, parfois plus important qu’un bonus ou qu’une cote plus compétitive.

Les joueurs nous disaient que savoir qu’ils pouvaient récupérer leurs gains à tout instant les sécurisait. Ça les sécurise dans leur envie de jouer, de récupérer leurs gains et de rejouer chez Betclic”, poursuit-elle.

Cette instantanéité a aussi contribué à faire évoluer le marché. Une fois proposée par un acteur majeur, la rapidité de retrait devient progressivement un nouveau standard concurrentiel. Mais elle crée aussi de nouvelles exigences.

On a enlevé une friction et on en a créé une nouvelle. Aujourd’hui, 95 % des retraits sont instantanés, en moins d’une minute. Quand on promet de l’instantané, les joueurs attendent de l’instantané. On a encore plus de contacts sur ‘où sont mes gains ?’ qu’avant”, souligne Emilie Charlier.

Là où un délai de 24 à 48 heures absorbait auparavant beaucoup de situations, chaque retard de quelques minutes devient désormais visible. Le paiement instantané impose donc une exigence renforcée sur toute la chaîne : disponibilité des partenaires, performance technique, contrôle du risque, réconciliation et trésorerie.

Apple Pay dépasse la carte sur certains usages

Côté dépôt, la carte bancaire reste un moyen central. Mais Betclic Group observe une transformation rapide des usages, notamment avec Apple Pay.

En France, carte et Apple Pay font le gros du marché, avec une inversion entre la carte et Apple Pay qui s’est opérée il y a un an à peu près.”, indique Emilie Charlier.

Cette bascule n’est pas forcément représentative de l’ensemble du marché français, mais elle illustre les attentes propres au betting : rapidité, simplicité, faible friction et usage mobile.

Chez Betclic Group, la moitié des paris sont réalisés en live. Le dépôt doit donc être extrêmement rapide. L’objectif est de réduire au maximum le délai entre le début du parcours et le crédit du wallet joueur.

On essaie d’être en dessous de 10 secondes. Apple Pay peut être en dessous de cinq secondes. On est sur des délais très courts”, ajoute-t-elle.

Cette performance repose sur un travail d’optimisation des étapes d’identification et d’authentification. Betclic Group cherche à utiliser au maximum les informations déjà connues du joueur, sans dégrader la sécurité.

Open banking : une adoption progressive mais réelle

Betclic Group propose également le dépôt par virement instantané via open banking. L’usage reste encore en croissance progressive, mais Emilie Charlier y voit une tendance de fond.

On a été des précurseurs sur l’open banking. C’est un sujet qui nous intéresse, même au niveau global, au niveau de l’identité”, explique-t-elle.

À l’origine, ce moyen de paiement était surtout utilisé pour des montants de dépôt importants. Désormais, Betclic Group constate qu’il se diffuse sur des montants plus variés, avec l’apparition de joueurs qui l’utilisent exclusivement.

Aujourd’hui, on a des joueurs qui sont exclusifs à cette méthode-là. C’est vraiment un signe que les consommateurs l’adoptent différemment dans leurs usages”, constate Emilie Charlier.

L’intérêt n’est pas seulement économique. Le virement open banking apporte une sécurité perçue par certains joueurs, qui préfèrent ne plus saisir de numéros de carte et passer par une authentification bancaire forte à chaque dépôt.

Le parcours reste toutefois plus long qu’Apple Pay ou que certains parcours carte. Betclic Group travaille donc à optimiser ce qui peut l’être : choix de la banque, sauvegarde du choix bancaire, liens universels vers les applications bancaires, différenciation entre un premier dépôt et un usage récurrent.

On optimise ce qui est optimisable. La partie que l’on ne peut pas optimiser, c’est l’identification et l’authentification côté banque. Mais le but, c’est d’arriver à un one click, ou un two click, sur l’open banking”, résume-t-elle.

Wero est également suivi de près. Pour l’instant, la solution n’est pas encore ouverte au gambling, mais Betclic Group se posera la question lorsqu’elle le sera.

Wero va forcément renforcer cet usage. Aujourd’hui, ce n’est pas encore ouvert sur le gambling, mais il est prévu que ça le soit. On se posera les questions à ce moment-là”, indique Emilie Charlier.

Innover lorsque cela apporte une vraie valeur aux joueurs

Dans le gambling, ajouter des moyens de paiement ne suffit pas. L’enjeu est aussi de ne pas créer une expérience trop complexe. L’objectif de Betclic Group n’est donc pas de multiplier les options, mais de proposer celles qui offrent la meilleure expérience.

Les critères sont simples : simplicité d’usage, rapidité, taux de réussite élevé et pérennité de la solution. Un moyen de paiement peut être innovant, mais s’il ne répond pas à un usage clair ou s’il ajoute trop de friction, il n’a pas forcément sa place dans le checkout.

Il y a dix ans, les parcours dans le gambling étaient très longs, avec des dizaines de moyens de paiement où l’on scrollait. C’est un monde assez ancien. Aujourd’hui, on cherche à avoir les parcours les plus simples”, explique Emilie Charlier.

Betclic Group ne cherche donc pas à proposer tous les moyens de paiement disponibles. L’entreprise privilégie ceux qui font réellement sens pour les joueurs et pour chaque marché.

Cette approche varie fortement selon les pays. Au Portugal, MB Way est incontournable. En Afrique, où Betclic Group est présent notamment en Côte d’Ivoire et au Cameroun, les paiements passent par le mobile money, conformément aux licences locales.

Le paiement devient donc un facteur clé d’ouverture de marché. Comprendre les usages locaux permet d’adapter le produit, mais aussi de créer une expérience de confiance dès l’arrivée du joueur sur la plateforme.

Concilier expérience, sécurité et réglementation

Chez Betclic Group, fluidité et sécurité ne s’opposent pas : elles se construisent ensemble. Le paiement évolue dans un cadre réglementaire particulièrement exigeant, propre au secteur des jeux d’argent, avec des enjeux de lutte contre le blanchiment, de connaissance client, de conformité réglementaire et de jeu responsable.

Cette combinaison fait du paiement un sujet stratégique. L’enjeu consiste à rendre la conformité aussi invisible que possible pour le joueur, en lui permettant de déposer et de retirer ses gains avec le moins de friction possible, tout en garantissant un niveau de sécurité extrêmement élevé.

Le 3D Secure reste un bon exemple de cet équilibre. Lors du passage à 3DS2, l’impact sur la conversion a été significatif pour l’ensemble du marché.

Il y a eu une learning curve longue, avec un taux de drop-off de plus de 10 %”, rappelle Emilie Charlier.

Aujourd’hui, les joueurs se sont davantage habitués, mais la friction demeure. Dans un univers où Betclic Group vise des dépôts en moins de dix secondes, chaque étape supplémentaire compte.

Pour autant, 3D Secure reste un outil de sécurité important. Betclic Group l’utilise dans une stratégie globale de gestion du risque, en lien avec les équipes fraude.

C’est une sécurité qui permet, sur pas mal de cas, de protéger les joueurs. La DSP2 a renforcé énormément la sécurité côté carte”, explique-t-elle.

Betclic Group bénéficie aussi d’une connaissance fine de ses joueurs. Contrairement à de nombreux e-commerçants, l’entreprise opère dans un environnement logué, avec des joueurs identifiés et soumis à KYC. Cette connaissance permet d’évaluer le risque avec plus de précision.

La data côté paiement joue ici un rôle central. Elle permet de mieux comprendre les usages, d’améliorer les parcours, d’identifier certaines situations atypiques et d’adapter les contrôles lorsque cela est nécessaire.

La data au cœur du pilotage paiement

Le pilotage du paiement chez Betclic Group est fortement data-driven. Les équipes utilisent des outils de monitoring temps réel, mais aussi des solutions d’analyse.

On prend toutes nos décisions sur la data. Pour réussir à bien décider, notre travail, c’est de proposer une solution basée sur une data qui va convaincre tout le monde”, indique Emilie Charlier.

Cette culture concerne aussi bien les décisions business que les incidents, les reroutings ou les arbitrages produit. Les équipes produit doivent être capables d’analyser elles-mêmes les données sans dépendre systématiquement des data analysts.

Notre but, c’est que chaque PO ou PM puisse personnaliser ses analyses et prendre les bonnes décisions, parce qu’il est autonome sur la compréhension et l’exploitation des données”, ajoute-t-elle.

Le monitoring est permanent, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, avec des astreintes renforcées pendant les périodes de forte activité.

Mais Emilie Charlier voit aussi dans l’IA une opportunité pour aller plus loin dans la performance invisible du paiement. Moins sur la personnalisation visible du checkout que sur les décisions back-end : rerouting, retry intelligent, choix du meilleur partenaire, détection des signaux faibles.

Pour moi, les vrais challenges sur le paiement sont du back-to-back. Comprendre en temps réel quand il faut rerouter le flux le plus tôt possible”, explique-t-elle.

Demain, l’enjeu sera de pouvoir décider automatiquement si une transaction doit être retentée via un autre provider ou si le joueur doit être réorienté vers un autre moyen de paiement avec de meilleures chances de succès.

La customisation doit être invisible côté joueur, mais elle doit montrer qu’on a une très bonne connaissance de la performance et qu’on sait envoyer les flux vers les routes les plus passantes tout le temps”, résume Emilie Charlier.

La Coupe du monde, un stress test grandeur nature

Les grands événements sportifs constituent des moments clés pour Betclic Group. Coupe du monde, finales de Ligue des champions, multiplex : ces séquences génèrent des pics de dépôts et de retraits qui peuvent représenter plusieurs jours d’activité classique en quelques heures.

Tous nos gros volumes de dépôts sont liés à la Coupe du monde, aux finales de Champions League, à l’activité sportive. On peut voir des pics qui correspondent à plusieurs jours de dépôts classiques sur un soir avec beaucoup d’activité”, explique Emilie Charlier.

La Coupe du monde se prépare donc très en amont. Betclic Group partage régulièrement son calendrier sportif avec ses partenaires paiement pour anticiper les périodes critiques, limiter les maintenances et renforcer les dispositifs de support.

On pousse le calendrier sportif à nos partenaires. Tous les trimestres, on leur dit : voilà ce qui arrive dans les trois prochains mois, voilà les semaines de forte intensité, faites particulièrement attention, évitez les maintenances sur ces périodes”, détaille-t-elle.

L’enjeu n’est pas seulement interne. Betclic Group estime aujourd’hui que ses propres limites de scalabilité sont rarement le principal point de friction. Les contraintes viennent plus souvent des partenaires, des partenaires bancaires de ces partenaires ou de l’écosystème bancaire dans son ensemble.

Côté virement des gains post-match, on maximise les routes pour garantir le plus de chances que cela fonctionne en instantané.”, souligne Emilie Charlier.

La Coupe du monde change aussi légèrement le mix de paiement. Betclic Group observe une hausse des moyens les plus rapides, notamment Apple Pay, portée par l’arrivée de nouveaux joueurs ou de joueurs plus occasionnels.

Ce sont les moyens qui vont vite. Les nouveaux joueurs vont souvent choisir les moyens les plus modernes ou les plus rapides”, indique-t-elle.

Trésorerie, instantanéité et continuité de service

L’instantanéité a aussi profondément changé la gestion de trésorerie. Avec la montée des volumes et des usages instantanés, les enjeux de trésorerie deviennent plus fins : comprendre les cycles d’encaissement, les délais de reversement des providers, leur capacité à payer en instantané et l’impact de chaque moyen de paiement sur la liquidité.

Les enjeux de trésorerie sont très importants, avec la croissance des volumes. Il faut comprendre les flux, savoir si les providers nous payent au bout d’un jour, deux jours, le soir même, et comment eux aussi développent des outils pour payer en instantané”, détaille Emilie Charlier.

Ces enjeux sont d’autant plus sensibles que Betclic Group doit garantir la disponibilité des fonds dans des périodes de très forte activité, parfois en dehors des horaires bancaires classiques. Le paiement instantané ne transforme donc pas seulement l’expérience joueur : il modifie aussi la manière dont l’entreprise pilote ses flux, ses partenaires et sa trésorerie.

Un facteur de différenciation

Le paiement est devenu un véritable facteur de différenciation pour Betclic Group. Une expérience fluide contribue directement à la perception globale de la plateforme. Elle renforce la confiance, réduit les irritants et donne au joueur la certitude que son argent est disponible, sécurisé et maîtrisé.

Chez Betclic Group, l’équipe paiement a donc pour mission de proposer les meilleures solutions aux joueurs, tout en contribuant à la performance de l’entreprise. Cela suppose de continuer à investir dans des parcours plus simples, plus rapides et plus fiables, tout en restant attentif aux évolutions du marché.

L’enjeu est de proposer les meilleures solutions avec les meilleurs produits”, explique Emilie Charlier.

Cette logique explique aussi la volonté de Betclic Group de s’intégrer au plus près de la source. Moins il y a d’intermédiaires, moins il y a de risques d’incident, et plus la marge de négociation est importante.

Dans un secteur où les pics d’activité sont violents, les exigences réglementaires élevées et les attentes joueurs de plus en plus fortes, le paiement devient un élément central de la proposition de valeur.

Chez Betclic Group, il ne s’agit plus seulement de permettre à un joueur de déposer ou de retirer. Il s’agit de lui donner la certitude que son argent est disponible, sécurisé, maîtrisé et accessible à tout moment.

Chaque délai au moment où l’on doit créditer un dépôt ou payer des gains est déjà trop. Il faut les traiter comme des exceptions et comprendre comment les réduire”, conclut Emilie Charlier.

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