Bonjour à toi,

Le paiement n’est plus une commodité. Pendant des années, il a été traité comme un sujet technique : une brique d’acceptation, une couche transactionnelle, un centre de coûts qu’on optimisait à la marge. Les décisions stratégiques se prenaient ailleurs.

Ce paradigme est en train de basculer.

En France, Adyen fait évoluer son modèle. L’acceptation ne suffit plus. L’ancrage local, la connexion aux schémas domestiques, l’exploitation stratégique de la donnée et le pilotage des flux deviennent centraux. Le paiement ne se limite plus à capter une transaction ; il structure la liquidité, la fraude, la réconciliation, la performance.

Dans le même temps, la réalité terrain rappelle que le paiement n’est jamais neutre.
Au premier trimestre, lorsque les échéances fiscales et sociales se concentrent, la fragilité des encaissements devient visible. Les retards ne sont pas qu’un problème administratif : ils sont le révélateur d’un désalignement organisationnel. Ce n’est plus un sujet de back-office. C’est un sujet de gouvernance.

Et l’écosystème envoie le même signal.

La Nef investit le paiement pour capter les flux et renforcer la relation. Airwallex accélère pour maîtriser les rails internationaux. L’État supprime progressivement le chèque pour les impôts.

Tous convergent vers la même réalité : contrôler le paiement, c’est contrôler la donnée, la récurrence et la trésorerie.

Ce qui change n’est pas la technologie. C’est la nature du sujet.

Le paiement devient une infrastructure stratégique. Un outil d’organisation.
Un levier de stabilité. Un marqueur de maturité financière.

Et ceux qui continueront à le considérer comme une simple étape transactionnelle risquent de le découvrir trop tard.

Chloé

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France : Adyen fait évoluer son modèle

Longtemps, le paiement a été considéré comme une brique technique. Une étape nécessaire, rarement stratégique. Un outil d’acceptation, plus qu’un levier d’organisation. En France, cette lecture évolue. Sous l’impulsion de sa country manager, Adyen ne se positionne plus uniquement comme un acteur de l’acceptation, mais comme une infrastructure financière à part entière : ancrage local renforcé avec CB et STET, exploitation stratégique de la donnée, montée en puissance des outils de pilotage des flux et retour vers les trésoriers. Dans un marché plus régulé, plus exigeant et plus mature, où la maîtrise des coûts, de la fraude et de la liquidité devient centrale, le paiement n’est plus un simple moment transactionnel. Il devient un sujet d’organisation et de pilotage. Éclairage avec Virginie Melaine-Christensen, Country Manager France d’Adyen.

France : le premier trimestre, zone de tension pour la trésorerie

La clôture des comptes donne souvent le sentiment que l’année est sécurisée. Les résultats sont arrêtés, les chiffres consolidés, la photographie financière stabilisée. Mais la pression réelle se joue souvent après. Entre janvier et avril, les échéances fiscales et sociales s’enchaînent : TVA, cotisations, acomptes et soldes d’impôt sur les sociétés. Les sorties de cash sont immédiates, concentrées, non négociables. Dans le même temps, les encaissements peuvent ralentir, les délais de paiement se tendre, les arbitrages budgétaires se durcir. Ce décalage crée une zone de tension structurelle. Les retards de paiement ne sont plus un simple désagrément administratif : ils deviennent un révélateur de fragilités organisationnelles et commerciales. Dans cette séquence, la discipline d’encaissement et le pilotage des flux prennent une dimension stratégique. Éclairage avec Sébastien Cordier, Président de l’AFDCC.

Les dernières actualités de l’écosystème paiement

Laurent Curny rejoint Stripe en tant que Country Manager France - Fort d’un parcours de plus de vingt ans à la tête d’organisations technologiques et de services complexes, il a notamment occupé des fonctions de direction générale chez Avanade, Microsoft et Verizon Enterprise Solutions. Habitué à piloter des stratégies de croissance sur des périmètres internationaux et à accompagner la transformation digitale de grands groupes, il aura pour mission de renforcer la présence de Stripe en France et d’accélérer son développement auprès des TPME, scale-ups et grands comptes.

La Nef se lance dans le paiement en commençant par les professionnels — Longtemps cantonnée à l’épargne et au crédit, La Nef amorce un tournant stratégique pour devenir une banque du quotidien. Après avoir intégré en 2025 l’équipe technologique de la fintech OnlyOne, l’établissement prévoit de lancer des comptes de paiement pour les professionnels dès 2026, avant une ouverture aux particuliers en 2027. Une approche progressive qui permet à la banque éthique de tester ses infrastructures, d’ancrer ses usages et d’élargir sa relation client, tout en entrant sur un terrain — le paiement — devenu central pour capter les flux, les données et la récurrence d’usage.

Airwallex accélère en France pour capter la croissance des paiements internationaux - La fintech australienne Airwallex annonce un investissement de 71 M€ sur cinq ans en France, avec un double objectif : renforcer ses équipes locales et élargir son offre à destination des PME et grandes entreprises françaises. Au programme, l’intégration de Wero, l’émission de cartes de crédit et un partenariat avec Pennylane, dans une logique de plateforme unifiée couvrant paiements internationaux, trésorerie et gestion des dépenses. Cette montée en puissance s’inscrit dans une stratégie européenne plus large, alors qu’Airwallex dépasse 1 Md$ de chiffre d’affaires annualisé et affiche une valorisation de 8 Md$, confirmant l’intensification de la concurrence sur les rails de paiement B2B transfrontaliers.

Fin du paiement des impôts par chèque : un basculement structurel des usages - La suppression du paiement des impôts par chèque se précise avec le budget 2026 : les entreprises devront abandonner ce moyen dès la promulgation de la loi de finances, tandis que les particuliers suivront à l’horizon été 2027. Le chèque ne représentant plus que moins de 2 % des paiements hors cash, la DGFiP pousse des alternatives dématérialisées comme le virement simplifié via PayFiP, et envisageait aussi Wero. Cette transition, pensée pour moderniser le recouvrement, soulève néanmoins des inquiétudes sociales sur l’exclusion des publics les plus fragiles face à la numérisation accélérée des paiements publics.

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