Selon Lucas Quinio (Head of Payment du groupe But-Conforama), près de 10 % des ventes de l’enseigne passent déjà par ce parcours de financement quelques semaines après son lancement. Cette annonce témoigne d’un intérêt toujours présent pour les solutions de crédit au moment de l’achat. Le contexte économique est pourtant moins favorable. Les taux d’acceptation sont en baisse et l’évaluation de la solvabilité reste un élément structurant du parcours. Pour les consommateurs, le crédit long permet de répartir sur plusieurs mois le coût d’un achat d’équipement. Il peut donc répondre à des besoins différents de ceux couverts par le paiement en trois ou quatre fois.
Ces dernières années, le paiement fractionné s’est largement installé dans les parcours e-commerce. Les enseignes cherchent désormais à proposer une gamme plus large de modalités de financement. Le crédit amortissable peut être une option pour les paniers plus élevés ou pour des achats qui nécessitent un étalement plus long.
Dans ce modèle, Cetelem porte l’offre de crédit. Primer intervient sur son intégration dans le parcours d’achat en ligne. Le défi consiste à rendre l’expérience suffisamment simple tout en conservant les étapes propres au crédit à la consommation. Information précontractuelle, évaluation de la solvabilité et validation de la demande restent nécessaires avant le déblocage des fonds.
Le calendrier réglementaire sera aussi un sujet à suivre. La directive européenne sur le crédit à la consommation, dite DCC2, va progressivement faire évoluer les obligations applicables aux offres de financement. Les premières adaptations prévues cette année concernent surtout l’information présentée au consommateur. À partir de 2027, les évolutions des parcours de souscription pourraient avoir un impact plus direct sur la conversion et les taux d’acceptation.
L’offre de crédit long en ligne devrait également être déployée chez Conforama d’ici à la fin de l’année.


