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Le paiement B2B est souvent présenté comme le prochain grand chantier de transformation du commerce. À mesure que les achats professionnels se digitalisent, les entreprises cherchent à reproduire les standards de fluidité auxquels elles sont habituées dans le B2C : parcours simplifiés, décisions instantanées et expérience utilisateur sans friction. 

Mais derrière cette apparente convergence se cache une différence fondamentale. Lorsqu'un consommateur achète un produit en ligne, le paiement met généralement fin à la transaction. Dans le B2B, il marque souvent le début d'une relation financière qui peut s'étendre sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. 

« Derrière chaque paiement B2B, il y a une décision de crédit », résume Rishma Hassanaly, Regional E-commerce Director d'Allianz Trade France. 

Cette phrase résume à elle seule la vision portée par Allianz Trade. Leader mondial de l'assurance-crédit, le groupe considère que le paiement interentreprises ne peut pas être traité comme une simple problématique d'encaissement. Il implique une analyse du risque, une évaluation de la solvabilité, une gestion des échéances et, dans certains cas, des opérations de recouvrement. 

C'est précisément cette expertise qu'Allianz Trade cherche aujourd'hui à intégrer directement dans les parcours d'achat grâce à Allianz Trade pay. 

Le e-commerce B2B change d'échelle 

L'enjeu est considérable. Le marché mondial du e-commerce B2B a fortement augmenté ces dernières années. Longtemps porté par des secteurs comme l'industrie, la distribution professionnelle ou la santé, ce mouvement touche désormais l'ensemble de l'économie. 

Les acheteurs professionnels veulent retrouver la simplicité des parcours B2C. Ils souhaitent pouvoir commander en quelques clics, accéder à des catalogues en ligne et bénéficier d'une expérience plus fluide. Pour autant, ils ne souhaitent pas renoncer aux mécanismes qui structurent historiquement les échanges entre entreprises. 

Le paiement sur facture reste ainsi une pratique centrale dans de nombreux secteurs. Les délais de règlement à 30, 45 ou 60 jours demeurent la norme. Les acheteurs attendent de leurs fournisseurs qu'ils leur accordent une forme de crédit commercial. 

Pour les vendeurs, cette réalité crée un défi particulier : comment digitaliser l'expérience d'achat sans abandonner le contrôle du risque ? 

« Le principal écueil consiste à traiter le paiement B2B comme une simple transaction, alors qu'il s'agit avant tout d'une relation commerciale », explique Rishma Hassanaly. « En B2C, le paiement est immédiat, standardisé et peu risqué. En B2B, il engage la trésorerie, la solidité financière de l'acheteur et la capacité du vendeur à absorber un défaut. » 

Cette problématique est d'autant plus sensible dans un contexte marqué par la hausse des défaillances d'entreprises et par des tensions persistantes sur les trésoreries. 

« Aujourd'hui, dans le monde B2B, une commande est égale à un potentiel risque d'impayé », poursuit-elle. 

Allianz Trade pay : digitaliser le paiement sur facture 

C'est pour répondre à cette problématique qu'Allianz Trade a lancé Allianz Trade pay. 

La plateforme ne cherche pas à remplacer les usages historiques du commerce interentreprises. Au contraire, elle vise à les rendre compatibles avec les nouveaux standards du commerce numérique. 

Lorsqu'un acheteur sélectionne Allianz Trade pay au moment du checkout, plusieurs vérifications sont réalisées automatiquement. L'existence de l'entreprise est contrôlée, l'identité de la personne qui passe commande est vérifiée, l'adresse e-mail est validée et différents indicateurs de solvabilité sont analysés afin de déterminer si une ligne de crédit peut être accordée. 

La décision est prise en quelques secondes. Si la transaction est approuvée, l'acheteur peut finaliser sa commande avec un paiement sur facture. Dans le cas contraire, il est redirigé vers un autre moyen de paiement proposé par le marchand. 

Pour ce dernier, l'intérêt est évident : continuer à proposer les conditions de paiement attendues par sa clientèle professionnelle sans avoir à supporter seul l'ensemble du risque associé. 

« À partir du moment où l'on couvre le risque d'impayé et le risque de fraude, le vendeur est serein pour apporter des délais de paiement en ligne de manière automatique à sa clientèle professionnelle », explique Rishma Hassanaly. 

Une adoption qui s'accélère 

Cette approche semble trouver son marché. Selon Allianz Trade, la solution a déjà facilité plus de 117 000 transactions un an après son lancement, représentant 475 millions de dollars de volume brut de marchandises entre 2 000 vendeurs et 24 000 acheteurs B2B. 

Ces chiffres restent modestes à l'échelle du commerce mondial, mais ils illustrent une tendance plus profonde : la volonté des entreprises de conserver les avantages du paiement sur facture tout en digitalisant leurs parcours commerciaux. 

Les premiers utilisateurs se recrutent notamment dans la distribution informatique, l'équipement de la maison, l'agroalimentaire ou encore les marketplaces B2B. 

« Nous observons une forte demande de la part des marchands qui souhaitent conserver les pratiques historiques du B2B tout en offrant une expérience digitale beaucoup plus fluide », explique Rishma Hassanaly. 

Pour Allianz Trade, le sujet ne consiste donc pas à faire disparaître le crédit commercial. Il s'agit au contraire de le rendre plus simple à utiliser, plus rapide à déployer et plus facile à gérer. 

La donnée risque comme avantage concurrentiel 

L'une des particularités d'Allianz Trade tient à son accès à une quantité considérable de données sur les entreprises. 

Selon le groupe, les mécanismes de vérification et de décision de crédit utilisés par Allianz Trade pay s'appuient notamment sur une base de données de plus de 289 millions d'entreprises dans le monde. 

Cette connaissance historique du tissu économique constitue un avantage rarement mis en avant dans l'univers du paiement. 

Là où un PSP traditionnel cherche avant tout à autoriser une transaction, Allianz Trade cherche à répondre à une autre question : cette entreprise sera-t-elle capable de payer sa facture dans plusieurs semaines ? 

« Le modèle de scoring est complètement in-house. C'est notre expertise », rappelle Rishma Hassanaly. 

Cette capacité de scoring constitue l'un des piliers de la stratégie du groupe. Elle permet non seulement de prendre des décisions instantanées au moment du checkout, mais également de suivre l'évolution du risque en temps réel. 

Du risque d'impayé au risque de fraude 

La digitalisation du commerce B2B fait émerger de nouveaux enjeux. 

Pour Allianz Trade, le risque ne se limite pas à la solvabilité de l'entreprise. Il concerne également l'identité de l'acheteur et la légitimité de la transaction. 

« Dans l'environnement B2B, il n'y a pas qu'un risque d'impayé, mais également un risque de fraude », souligne Rishma Hassanaly. 

L'enjeu consiste à vérifier non seulement que l'entreprise existe, mais également que la personne qui passe commande agit bien pour son compte. 

Cette problématique prend une importance croissante à mesure que les parcours deviennent plus digitaux et que les entreprises cherchent à automatiser davantage leurs processus d'achat. 

Pour Allianz Trade, la combinaison du KYB, de l'analyse de solvabilité et de la couverture du risque constitue désormais une condition indispensable au développement du paiement sur facture en ligne. 

Du checkout jusqu'au recouvrement 

L'une des spécificités d'Allianz Trade pay est de ne pas s'arrêter au moment de la transaction. 

Dans le B2B, le risque commence souvent après le clic. Une fois la commande validée et la facture émise, il reste encore à suivre les échéances, collecter les fonds et gérer d'éventuels retards de paiement. 

« L'objectif est d’englober l’intégralité de l'offre, de la commande jusqu'à la collecte des fonds de l'acheteur », explique Rishma Hassanaly. 

Cette vision a conduit Allianz Trade à étendre progressivement son périmètre. La plateforme couvre désormais l'ensemble du cycle order-to-cash : décision de crédit, couverture du risque, relances, collecte des paiements et recouvrement. 

Pour accompagner cette stratégie, Allianz Trade s'est associé à Stripe. 

« Stripe est effectivement notre partenaire sur ce produit. Le choix s'est fait par leur expertise, leur reconnaissance sur le marché et leur technologie fiable », explique Rishma Hassanaly. « Il était important pour nous de nous appuyer sur un acteur capable de nous apporter une couverture géographique large. » 

Cette intégration permet notamment d'automatiser l'envoi de liens de paiement, le suivi des échéances et la collecte des fonds. 

Le paiement sur facture cesse ainsi d'être une simple option affichée au checkout pour devenir un processus complet couvrant l'ensemble de la vie de la transaction. 

Allianz Trade devient une infrastructure pour les fintechs 

L'autre évolution marquante concerne la place prise par Allianz Trade dans l'écosystème du financement B2B. 

Historiquement, le groupe intervenait principalement comme assureur-crédit auprès des entreprises. Aujourd'hui, son expertise est également utilisée par des fintechs, des plateformes de financement et des acteurs du paiement différé. 

« Pour les fintechs et les institutions financières, nous permettons une décision instantanée sur la ligne de crédit et la couverture assurantielle en cas de non-paiement », explique Rishma Hassanaly. 

Certains de nos assurés s'appuient ainsi sur Allianz Trade pour évaluer le risque associé aux opérations qu'ils financent. Dans ce modèle, Allianz Trade assure le scoring de manière instantanée des acheteurs et la couverture du risque tandis que nos clients fintechs apporte l'avance de trésorerie au vendeur. 

Cette position est particulièrement intéressante dans un marché où plusieurs acteurs du financement B2B ont découvert que la technologie seule ne suffisait pas à construire un modèle durable. 

Accorder du crédit est une chose. Porter le risque dans la durée en est une autre. 

À mesure que le financement B2B se digitalise, Allianz Trade apparaît ainsi de plus en plus comme une couche de risque intégrée aux produits financiers proposés par des tiers. 

Le paiement B2B devient omnicanal 

Si Allianz Trade pay est née dans l'e-commerce, les usages dépassent désormais largement ce seul canal. 

La solution est aujourd'hui déployée sur des marketplaces, dans des call centers, auprès de forces commerciales ou directement dans des points de vente physiques. 

« Les relations B2B sont omnicanales par nature », observe Rishma Hassanaly. « Les échanges commencent souvent offline pour se transformer online. Le paiement doit suivre cette réalité. » 

Cette évolution reflète une transformation plus large du commerce interentreprises. Une relation commerciale peut débuter lors d'un rendez-vous, se poursuivre sur un site web, être validée par téléphone puis se conclure en boutique. 

Les entreprises cherchent donc à harmoniser leurs processus de paiement et de gestion du risque quel que soit le canal utilisé. 

Une extension naturelle du métier d'Allianz Trade 

À mesure que les entreprises digitalisent leurs ventes, le paiement B2B évolue lui aussi. 

Il ne s'agit plus simplement de faire circuler des fonds entre un acheteur et un vendeur. Il s'agit de permettre à deux entreprises de commercer en confiance, tout en maîtrisant leur exposition au risque. 

Cette évolution rapproche progressivement le paiement des métiers du crédit, de l'assurance et de la gestion de trésorerie. 

Pour Allianz Trade, cette transformation apparaît comme une extension naturelle de son métier historique. 

L'ambition n'est pas de rendre le crédit plus visible dans les parcours d'achat, mais au contraire de le rendre invisible pour l'acheteur tout en le rendant parfaitement maîtrisé pour le vendeur. 

Car dans le commerce interentreprises, la question n'est pas seulement de savoir comment payer. Elle consiste surtout à déterminer dans quelles conditions il est possible d'accorder sa confiance. 

 

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